Je vous offre avec cette colo ma première fic complète: A partir de maintenant tu es à lui
Chapitre 1 : Tout commença par une rencontre
Tu es né pour cette famille
Je suis née pour cette famille.
Tu leur appartiens.
Je... Leur appartient.
Ta vie est eux.
Je ne suis... Rien.
Tu es leur serviteur.
Je ne suis qu'un être entre mille.
Assiste-les, soutiens-les.
Peut-on vivre comme ça ?
Soumet toi.
Est-ce mal de n'exister que pour soi ?
A partir d'aujourd'hui tu es a lui.
Chapitre 1 :
Je m'appelle Allen, j'ai 15 ans et je suis un chat-garou. Pour ce qui ne connaisse pas, un chat-garou est une espèce doué des gênes de l'homme et du chat. Un pendant du loup-garou en somme mais bien moin résistant qu'eux, cependant d'après nos maitres, nous sommes plus dignes d'être à leur côtés... Bonheur ou malheur je n'en sais rien, la liberté est une chose que nous avons oublié...Les qualités d'un chat-garou sont tout d'abords la télépathie, il nous est possible de lire dans les pensées mais aussi de prévoir le future. Chaque chat-garou possède une seul de ses facultés nous rendant ainsi unique mais cet aussi l'une des raisons pour laquelle nous somme si peu nombreux comparé à notre symétrique. Parmi tout ces chat-garous si peu aujourd'hui soit-il, il existe un type assez rare : Le kagénié, un genre de poupée de substitution. Certains de nous peuvent prendre les malheurs de nos proches et ainsi absorber leurs malheurs, je fais parti de ceux-ci. Mon clan est l'un des plus réputé auprès des familles de classe aisée, amusement, domestique, soldat, nous sommes multitâches et depuis le début de la nouvelle ère ils sont très friands de notre compagnie.
Qui sont nos maitres ? Et bien on peut les déterminer par leur race : Les Elfes et les Magiciens pour les êtres du jour, les vampires et les Sorciers pour les êtres de la nuit par exemple. En clair tout ceux déterminé comme étant d'une race supérieur, c'est-à-dire les purs sangs. Les bâtards ne sont que des jouets, notre but est donc d'être des jouets utiles. Beau, mystérieux, calme et soumis en apparence nous mes supérieurs félins ont pour objectif de monter dans l'échelle sociale en se servant de nous. Etant un kagénié je leur suis d'autant plus utile. C'est ainsi que je me retrouve pieds et mains liés devant un gigantesque manoir, on aurait dit un palais. De longues colonnes soutenaient l'entrée, les portes gigantesque augmentaient la taille de la demeure où j'allais loger, étant arrivé de nuit elle semblait à elle seule détenir une grande parti de ténèbres. Pas étonnant qu'ils désiraient mon aide... Les fenêtres étaient pratiquement toutes fermées, une seule la plus à gauche situé au deuxième étage était ouverte. Je ne pus rester longtemps regarder la maison car il était déjà l'heure de rentrer, ainsi nous arrivions dans la première pièce qui se trouvait être une magnifique salle faisant sans nul doute la taille de mon ancienne maison. Celle-ci menait à un escalier permettant surement l'accès aux chambres. La salle où nous étions étaient drapé de tapisseries en tout genre dans les tons rouges et ors, on aurait pu se croire chez un roi tellement la richesse vous sautait aux yeux. Après quelques secondes d'attentes nous arrivions enfin dans la pièce où se trouvaient mes nouveaux maitres.
Quelques élégances plus tard, mes supérieurs prirent la parole pour ainsi clarifier nos positions ou devrais-je dire ce qu'ils donnent et gagnent en échange, moi je n'avais rien à recevoir qu'importe je n'avais rien à donner puisque je ne possédais que peu de chose : Ma vie, mon corps, un pouvoir et mon nom. Sachant que ma vie on me l'avait donné il n'y avait donc pas de mal à ce que l'on me la prenne. Mon corps lui était tout comme mon pouvoir à mon futur maître quant à mon nom... Ce n'était qu'un moyen de me faire venir auprès de lui. J'avais si souvent changé de prénom qu'aujourd'hui un simple sifflement me faisait venir, c'est donc ça vivre ? Cela ressemble plutôt à survivre. Pendant mon débat intérieur quelqu'un était rentré, j'avais entendu la porte s'ouvrir et laisser entrer deux personnes. Mon éducation n'avais pas été si mauvaise, j'arrivais à distinguer deux marches différentes sans même être totalement à l'écoute. En entendant mon nom, du moin celui qui était encore celui-là je relevais la tête pour écouter. D'une main le chef me présenta un homme d'une trentaine d'année, d'un sourire respectueux il me salua en inclinant légèrement la tête. Je répondis alors calmement à son invitation par une courbette penchant une grande partie de mon corps signifie ainsi une soumission total. –Voici le chef de cette maison : Lucas Agrippa, c'est à lui que tu dois respect et obéissance-. Je fermais les yeux et me baissais à nouveau pour acquiescé mais le dit maître sourit alors : -En effet je suis le chef de cette demeure mais ce n'est pas moi qui ai demandé une tel commande. Ma femme est une très bonne politicienne, elle est bien meilleur que moi !-Il eut un petit rire- C'est elle qui a proposé cet achat je ne suis pour rien, quant à l'argent il vient de mon cher fils Yu. C'est donc à lui qu'il faut tenir des comptes, enfin tant qu'il ne fait pas de drame ! Le voici.
Je m'ennuyais, la maison, les gens, tout semblait n'être que flatterie et mensonge. Non pas que cela me dérangeait cela m'était juste fatiguant, ils semblaient aimer perdre du temps ainsi. Chacun semblait avoir besoin de l'autre pour vivre, mes supérieurs subsistaient grâce à mes nouveau maitres, eux-mêmes paressaient s'enrichir grâce à nous. Ce Lucas l'était par sa femme qui elle-même s'appuyait sur son fils... Peut-on vivre comme ça ? En étant dépendant des autres ? Le sage de mon clan me disait souvent que c'était une faiblesse. Est-ce mal de n'exister que pour soi ? Il disait aussi qu'être égoïste était un défaut mais alors que fallait il faire ? Je tournais la tête vers ce qui devait être mon maitre : Très grand, svelte, il portait un habit noir avec une sorte d'écharpe blanche aristocrate. Il avait des cheveux long de la même couleur que ses vêtements et attachés en queue de cheval, une mode très rependu de nos jours. Je m'arrêtais alors sur son visage, entre le blanc et un rose très claire. Aucun sourire sur ses lèvres si ce n'est celui de l'indifférence, ses yeux rejetaient la même expression à mon égard. L'iris était bleu-gris comme moi et ses pupilles ne me quittaient plus. La conversation entre les deux partis continuait comme si de rien était, en faite ils n'avaient même pas remarqué. Alors que mon expression était pratiquement inexistante depuis ma naissance, je venais de découvrir le sens du mot heurté. Mon futur maitre m'avait alors refroidit pour mieux me réchauffer. Je comprenais alors les paroles du vieux sage. On ne dépend pas des autres, on ne peut être indépendant : En faite la vérité est que l'on ne peut appartenir qu'à une seule personne. A partir d'aujourd'hui j'étais a lui.
Mes supérieurs prirent alors congés me laissant au soin de mes nouveaux maitres. Agrippa vint alors murmurer quelque chose à l'oreille de son fils puis fit de même, je restais donc là à l'observer en silence attendant un ordre de sa part. Enfin il murmura un –Viens- puis partis en direction de l'escalier, je le suivis sans bruit les pommettes d'une toute nouvelle couleur. Nous arrivâmes à une chambre où du moin c'est comme cela qu'il l'avait appelé, dans mon ancien chez moi on aurait plutôt appelé ça un placard mais bon chacun son langage et surtout chacun sa place. C'était ma chambre, mon placard bref le lieu où je vivrai tant qu'on n'est pas besoin de moi. D'un signe de la main il m'invita à le suivre ce que je fit, j'aurai tout le temps de compter les toiles d'araignées plus tard. J'entrais alors dans un nouveau monde, une chambre une vrai. Il ne me fallu que quelque secondes pour savoir que je me trouvais dans la pièce à la fenêtre ouverte, lentement j'avançais dans la pièce et laissais mes yeux s'égarer à travers les couleurs sombres qui la couvrait. Contrairement aux autres salles celle-ci était... Très petite, un cocon si j'osais dire. Une armoire, un bureau et un lit à baldaquin étaient les meubles qui s'imposaient. De chaque côté de la couchette était disposé une table de chevet avec sa lampe, c'était la pièce la plus sombre que j'avais vu de la maison et pourtant elle semblait être la plus vivante : peut-être grâce à la fenêtre ouverte ? Yu attendais silencieusement que je découvre cette pièce puis lorsque je fus fini de tout inspecter, il s'assit sur le lit. Instinctivement je me mis à genoux, nous autres esclaves n'avons pas le droit d'être au dessus d'eux que ce soit moralement ou physiquement. Nous restâmes ainsi quelques temps, cela en devenait oppressant : Qu'attendait' il ? Finalement il m'ordonna de venir, j'obéissais et m'asseyais sur le lit à ses côtés. Il semblait si distant, comme si rien ne pouvait l'atteindre et pourtant je pouvais grâce à mon ouïe très développer entendre son souffle glisser sur ses lèvres je ne pouvais nier que cela était une douce mélodie.
Je relevais la tête, la porte maintenant fermée laissait apercevoir un miroir et ma silhouette. Je faisais bien une demi-tête de moin que lui mais j'avais sa fine silhouette en plus petite. Mes cheveux blancs ressortait étonnement dans la pièce ça en devenais presque gênant mais le plus troublant était ses oreilles que je n'arrivais toujours pas à enlever dans ma version humaine. Tous ceux de mon âge arrivait enfin à les faire disparaître mais moi... C'était avec le plus grand des efforts que je parvenais à enlever ma queue. Je fus tirer de mes penser par Yu qui semblait vouloir me demander quelque chose :
Yu : Comment fait-on ?
Allen : Hein ?
Je le regardais perplexe de quoi parlait' il ?
Yu : Comment devient-on le kagénié de quelqu'un ?
Allen : Ah, et bien...
J'aillais lui répondre quand pour la première fois de ma vie je me vis rougir, si je lui expliquais la façon et s'il se disait mon maitre ça allait poser problème... Je fus d'ailleurs surpris par moi-même car avant cela ne m'avait jamais gêné, auparavant je m'en fichais alors pourquoi maintenant ?
Yu : Et bien ?
Allen : Il existe deux possibilités
Yu : Lesquelles ?
Allen : La première est tout d'abord le... le baiser.
Yu : Hum ?
Allen : Le baiser permet de faire le lien entre le kagénié et l'autre. Ainsi je peux absorber la douleur, le malheur de quelqu'un d'autre qui lui a été infligé.
Yu : Et où elle passe ?
Allen : Hein ?
Yu : La douleur ? Et tout le reste ?
Allen : Ah...
Je soulevais ma manche pour lui montrer une ancienne blessure.
Allen : Elle vient sur moi.
Yu : Ca ne te fais rien ?
Allen : Je ne fais que déplacer la douleur, elle reste la même
Yu : Tu pourrais la donner ?
Allen : Oui, donner ou prendre. C'est mon pouvoir.
Yu : La mort aussi ?
Allen : Je pourrais avec de l'entrainement mais je suis encore trop jeune et puis il ne faut pas jouer avec la mort.
Yu :...
Allen :...
Yu : C'est quoi la deuxième ?
Allen : Euh...
Mes rougissements reprirent, il voulait vraiment le savoir ?
Allen : Le baiser n'est qu'un lien fugace. Une fois terminée je ne peux plus rien faire mais il existe une technique qui une fois utilisée permet de garder ce lien. Alors tout ce qui arrive au maitre le kagénié le prend sans même bouger. Pour rompre cette technique il faut de nouveau la pratiquer sur quelqu'un d'autre.
Yu : Et c'est ?
Allen : ...
Yu : ???
Allen : L'union complète soit : faire l'amour.
Chapitre 2 : Il est mon maitre
Yu me regardait en silence, ses yeux toujours fixés sur les miens ne se détachaient. Ce fut alors moi qui les baissaient au sol sans un mot lui laissant le soin de choisir ce qu'il lui semblait le plus approprié. Au bout d'un moment il tira un sourire tranchant comme de la glace et se moqua.
Yu : J'aimerais bien voir ça... Comme si un baiser pouvait servir à quelque chose !
Allen : C'est la strict de vérité !
Yu : Vraiment ?
Sans même que je m'en rende compte Yu venait de saisir mon cou de sa main et me ramenait vers lui, tout contre son corps. Impossible de se dégager, sa force était bien supérieur à la mienne et même si j'essayais de me libérer cela passerais pour un acte de rébellion et je n'ose pas dire ce que l'on fait d'eux... Ce fut d'un regard plein de mépris que je le dévisageais, à l'inverse, il m'offrit un sourire mais qui semblait en faite bien plus haineux que mon propre dégout. Je fronçais les sourcils et serrais les dents, comme pour désapprouver ses méthodes plus que douteuse... Délicatement il plaça son pouce sur mes lèvres et les caressa tendrement. Je me mis à fermer les yeux et le laissais continuer à s'amuser quand tout d'un coup je me sentis jeté en arrière. Ce fut par reflexe que j'ouvris les paupières et me redressais aussitôt, il n'avait pas bougé d'un millimètre cependant il tenait maintenant quelque chose dans sa main que je reconnu assez vite : Un couteau. Toujours avec le sourire il se taillada d'un seul coup le poignet, je me précipitais alors sur lui le plus rapidement possible.
Allen : Arrête !!!
Je m'élançais sur son poignet qui déjà était baigné de cette couleur rougeâtre. Il reprit mon menton et m'ordonna aussitôt :
Yu : Enlève là.
Après avoir piqué un fard et regarder sa blessure assez préoccupante, je venais hasardement contre ses lèvres libérant par la suite mon pouvoir de kagénié. La blessure disparut petit à petit pour réapparaitre sur mon corps au même endroit, mais bizarrement elle avait... rétrécie ? Ce fut alors Yu qui arrêta le baiser, il prit ma main qui s'était mise à saigner puis déposa ses lèvres dessus me laissant ainsi être parcouru d'un étrange frisson. Il commença à lécher le sang qui s'écoulait avant de parvenir à la plaie et de se mettre à la sucer. Je le regardais sans voix boire doucement quand soudain je vis quelque chose qui me fit reculer et par la même occasion enlever mon poignet de sa bouche : Deux jolies quenottes s'étaient formées sur ses lèvres.
Allen : Un... Un vampire ?
Yu se redressait et me faisait face maintenant, ses yeux s'étaient dilater et on aurait dit qu'il n'avait plus d'iris ou du moin que ses yeux étaient totalement noir. Mon sang perlait sur ses lèvres qu'il essuya d'une manière des plus élégante : De son pouce il l'enleva pour ensuite le lécher avec un regard qui en laissant dire long... Je ne bougeais plus, je n'avais pas vraiment peur mais étais plutôt surpris. Pourtant cela pouvait sembler plus qu'évident : Le manoir, les fenêtres fermées bien que la sienne soit ouverte, leur aspect et le fait qu'il soit des « pure race » ne laissaient que très peu de doute sur leur véritable nature. Je regardais ses canines, il passa lentement sa langue dessus avant de se rapprocher de moi. J'étais dans une position où il était assez difficile de se défendre, assis sur les fesses, le haut de mon corps était penché en arrière et mes jambes avaient déjà été prises par Yu qui me tirait par celle-ci. Je me retrouvais alors sur le dos tandis que lui étais assis près de ma hanche gauche. D'une main il effleura mon ventre avant de la remonter sur ma poitrine puis ma joue et doucement se pencha sur moi.
Yu : Tu n'avais pas remarqué ?
Je répondit non de la tête, la main de Yu vint se poser sur mon cou et me fit remonter brusquement. Je me retrouvais alors joue contre joue, celles-ci d'ailleurs reprirent une jolie couleur mais Yu ne semblait pas l'avoir remarqué. En effet, il regardait mon cou avec une avidité débordante. Cette façon de me regarder fut comme une douche froide et je tentais de me séparer de lui. Tenter bien sur car je ne réussis pas, don autre main avais pris en otage ma hanche droite et me ramenait contre son corps.
Yu : Ce serais dommage de m'arrêter en si bon chemin tu ne crois pas ?
Il ne me laissa bien évidemment pas répondre et lentement il descendit dans mon cou qu'il lécha sensuellement pour ensuite venir me le mordiller et enfin mordre à pleine dent. La douleur fut terrible, on aurait dit deux couteaux froids comme de la glace qui vous pénétraient le corps. Le mal ne venait pas seulement du cou, elle continuait sa route à travers tous les pores de la peau sans exception. Pourtant cette blessure qu'il m'infligeait n'était pas si affreuse, non la véritable souffrance était la sensation qui se dégageait de cet acte. Je sentais mon sang bouillonner comme jamais, ça en devenait presque grisant. La main qui retenait mon cou vint se loger dans mes cheveux et m'obligea à mettre bien plus en évidence ma nuque. Finalement au bout d'une minute qui me parut des heures entières, il s'arrêta de boire. Je sentis soudain une lourde fatigue me prendre, c'était normal avec tout le sang que j'avais « perdu ». Ma vu devenait flou et je n'avais plus mal, allais-je mourir ? Je n'avais pas peur de la mort, je ne l'avais jamais connu comment pourrais-je en être effrayer ? Cela ne semblait pas inquiéter le dit vampire qui m'avait relâché et par la suite donc laissé me baigner dans mon sang que la blessure laissait sortir. Il partit vers le bureau sans même me regarder et s'assit quelques instant faisant mine de chercher quelque chose. Je me redressais une nouvelle fois mais avec beaucoup plus de difficulté et une main sur la plaie que je n'arrivais pas à stopper. Je regardais Yu, entre l'état de rêve et du sommeil, des vertiges prenaient et quand au son de ma voix il c'était tus. Au bout du compte je retombais sur le lit laissant mon corps s'endormir pour un rêve qui pouvait durer toute l'éternité.
Heureusement pour moi mes yeux se rouvrirent un peu plus tard. Lors de mon réveille je m'aperçus qu'on avait changé les draps du lit ainsi que mes propres vêtements sans compter que les couvertures avaient été rabattu sur moi. Je m'asseyais dans le lit quand je fus pris d'une vive douleur : La morsure était encore là mais je portais un bandage qui la recouvrait, la bande faisait le tour de mon cou me faisant rappeler à un collier. Je restais ainsi quelques temps essayant de me rappeler les évènements mais quelque chose me fit revenir à la réalité : La porte c'était ouverte et Yu se trouvait à l'embrassure. Je sortais immédiatement du lit me retrouvant quelques secondes plus tard dos contre la fenêtre. Yu s'avança après avoir refermé la porte. Il tenait sur son bras gauche sa veste noire qu'il portait à notre première rencontre. Sans un mot il la déposa dans une armoire situé non loin de l'entrée. Je restais là ainsi contre le bord le laissant prendre ses aises, normal après tout c'était sa chambre... Comment pouvait-il être si calme ? Je le regardais silencieusement, il portait toujours cette écharpe aristocrate mais sous sa veste il était habillé d'une chemise blanche. Il semblait n'avoir aucun doute en lui, cela se voyait dans sa façon de faire : Une fois la veste mise sur un cintre, il partit vers une seconde armoire celle-ci fasse au lit. Il sortit un paquet assez large et peu solide puis le posa sur le matelas. D'un geste de la main il m'ordonna de venir, je m'exécutais alors mais avec une petite pointe d'appréhension qu'il ne sembla pas remarquer. Il sortit ensuite une boîte blanche plus petite.
Arrivé à sa hauteur, il posa sa main sur mon épaule et m'obligea à m'asseoir sur la rambarde qui tenait le lit. Il l'ouvrit et elle s'avéra être en faite une boite à pharmacie, les vampires en possédaient ? C'était ridicule... Je fus tiré de mes pensées par des mains baladeuses, je l'observais enlever doucement mon bandage découvrant ainsi la morsure qu'il m'avait faite. Une chose était sur : Je n'avais pas rêvé c'était bien un vampire. Il caressa tendrement ma cicatrice avent de déposer un coton dessus ce qui au passage me brula la nuque. Je fermais les yeux et fronçais les sourcils, Yu le remarqua.
Yu : Ne me dit pas qu'un peu d'alcool te fait mal ?
Je tournais la tête du côté gauche faisant ainsi par de mon mécontentement. Il esquissa un sourire et de ses doigts prit mes joues pour m'obliger à le regarder. Je scrutais le sol vexé, en quoi cela le dérangeait ? J'avais horreur de ce liquide qui m'avait il y a quelques années porté malheur... Je sentis Yu resserrer sa prise, ses ongles rentrèrent un peu plus dans ma peau. Il se rapprocha de moi et enleva le coton, je ne cillai pas faisant mine de ne rien remarquer ni ressentir. Son corps n'était plus qu'à quelques centimètres du mien, ses lèvres revinrent près de ma cicatrice, je fus parcouru d'un frisson.
Yu : Répond moi quand je te parle.
D'un seul coup je croisais son regard, il était vraiment différent de mes anciens maitres et pourtant cela ne me gênait pas ou du moin pas encore. Ses yeux, seul ses yeux ressemblaient à mes anciens précepteurs, froid, dominant, et sans aucune considération pour les sous-races. Cependant ses gestes étaient parfois d'une tendresse inouïe, j'étais déstabilisé et par conséquent je le méprisais. Encore plus que l'alcool, je détestais qu'on me mette dans ce genre de position qui me rendait incertain. J'étais quelqu'un de posé et absolument aucun doute ne se posait sur moi quand j'agissais mais lui... Lui... !!! Comment arrivait-il à m'énerver ? Moi qui ne bougeais même pas quand on me frappait je sentais mon sang bouillir pour un coton et un pincement de joue ! Finalement je lâchais froidement :
Allen : Je n'ai pas l'habitude qu'on s'occupe de moi.
Yu ne cilla pas, il continua à me regarder dans les yeux. Quel calme n'avait-il donc aucun doute ? Jamais ? Toujours aussi silencieux il attrapa ma main droite celle qui avait prit sa blessure. Il se mit à la baiser juste sur la cicatrice, mes joues prirent une couleur proche du sang. Finalement il relâcha mon poignet et vint contre mon corps, il défit le n½ud de ma chemise pour ensuite la déboutonner. Mon haut tomba à terre et je fus revêtu de ses mains qui allait et venait sur ma poitrine. Je fermais de nouveau mes paupières et serrai les dents, si ça l'amusait pourquoi pas, je m'en moquais de ce corps, pour dire la vérité je n'avais pas demandé cette vie. Il enleva ma ceinture pour lui faire ensuite rejoindre ma chemise. Il s'arrêta alors et ouvrit le paquet qu'il avait sortit plus tôt. Je regardais ce qu'il y avait dedans : Une chemise noire sans manche. Yu la prit et me la donna puis il chercha dans l'armoire une ceinture qu'il me tendit. Je le regardais alors lui faisant part de mon incompréhension.
Yu : Tu ne vas tout de même pas garder ça.
« Ca » Ce mot résonnait dans ma tête comme un écho, qu'avait-il contre mes habits ? Ils n'étaient pas à son goût ? Et moi je lui demandais si sa tête me revenait ????
Yu : Calme toi.
Un long silence fut mise en place, il venait de me dire : « Calme-toi ? » Comment pouvait-il... Est-ce que par hasard les vampires lisaient dans les pensées ? Il me reprit finalement la ceinture et la mis lui-même, ses gestes était vifs et secs, il n'était plus aussi doux...
Yu : Met la chemise, c'est un ordre.
Je soupirai doucement avant de m'habiller. J'étais en train de boutonner la chemise quand il revint contre moi, mais qu'est-ce qu'il lui passait par la tête ? Il voulait quoi ?
Yu : Tu souhaite vraiment le savoir ?
Allen : Hé ???
Je me mis subitement à rougir, il lisait bel et bien dans mes pensée !!! Mais depuis quand ? Je tentais de reculer mais la rambarde m'en empêchait. Yu vint de nouveau se coller contre moi, ses mains glissèrent sur mes hanches.
Yu : Depuis le « un...Un vampire » Je crois.
Hein ? Je vois... Il faisait mine de rien entendre mais en faite il en savait bien plus... Yu me coupa pendant que je jurais intérieurement.
Yu : Calme toi je te dis.
Allen : Pourquoi vous ne me l'avez pas dit plutôt ?
Yu : Tout simplement parce que tu ne me l'as pas demander.
Allen : ... Qui êtes vous ?
Yu : Tu es bien curieux pour un simple esclave.
Je baissais les yeux, il avait raison je n'étais pas à ma place. C'était d'ailleurs la première fois que je réagissais de manière si familière, il fallait que je reprenne mon control. Je fis une courbette avant de m'excuser.
Allen : Je vous demande pardon, j'ai été incorrect veuillez m'excuser.
Entre temps Yu c'était allongé sur son lit et semblait ailleurs. Il me laissa ainsi quelques minutes, je ne bougeais pas attendant sa permission. Au bout d'un moment il me demanda :
Yu : Tu vas rester là jusqu'à ce que je te dise de partir ?
Allen : Oui
Yu : Hum ! Ennuyeux.
Allen : Pardonnez-moi.
Yu : C'est justement ça qui m'ennuie, ces manières...
Allen : Vous préfèreriez autre chose ?
Yu : Approche.
Comme toujours je me mis à obéir, je vins m'asseoir sur le lit puis m'avancer vers lui. J'étais à genoux quand il me dit :
Yu : Amuse-moi
Allen : Pardon ?
Yu : Je veux que tu me divertisses, je m'ennui ici.
Allen : Comment ça ?
Yu : Ce sont tous des pures races, ils ne savent pas ce qu'est le jeu ou plutôt ils n'ont pas les mêmes visions de l'amusement que moi.
Allen : Et quel est votre vision de cela ?
Yu : Tout du moment que c'est « neuf »
Le retour du rouge, neuf ? C'était pour ça qu'il m'avait pris ? Parce que j'étais nouveau pour lui ?
Allen : Et que dois-je faire ?
Yu : Surprend moi...
Le surprendre ? Comment voulait-il que j'y parvienne sachant qu'il lisait mes pensées ? Qu'importe, tentons quand même... Je venais vers lui à quatre pattes, il ne bougea pas me laissant venir. Doucement je vins quérir sa main à qui par la suite j'offris de tendres baisers. Il garda son air impénétrable tout le long de mes caresses, j'étais un peu vexé car malgré tout mes efforts il ne semblait pas touché. Je passais une demi-heure ainsi à tenter de lui donner ne serait-ce qu'un frisson ou même un sourire mais rien n'à faire, il resta de marbre. Je finis par abandonner dégouté, ça ne l'effleurais même pas. Puisque les gestes ne semblaient pas « l'amuser » je décidais de partir sur un autre point : le dialogue. Cela faisait d'une pierre deux coups car j'avais de nombreuses questions :
Allen : Pourquoi voulez-vous tant vous amuser ?
Yu qui jusqu'alors semblait inaccessible tendis l'oreille.
Yu : Hum ? Que veux-tu dire ?
Allen : Pourquoi désirez-vous que je vous divertisse ?
Yu : Je te l'ai dit non ? Je m'ennui.
Allen : Comment pouvez-vous dire ça ? Vous n'êtes pas seul !
Yu sortit aussitôt du lit, j'eus un instant de frayeur : Il aurait pu me punir d'avoir été aussi impoli. Il vint près de la fenêtre et commença à regarder dehors, le jour n'allait pas tarder à se lever.
Yu : Qu'en sais-tu ?!
Allen : Et bien... Vous avez un père et une mère.
Yu : Et cela veux donc dire qu'on ne se lasse jamais d'eux ?
Allen : Vous vous ennuyez d'eux ?
Yu : Parfois, oui.
Allen : Qui vous dit que ce ne sera pas le cas avec moi ?
Yu : Tu es moin souple.
Allen : Je ne comprends pas.
Yu : Tu ne vois pas ? Et bien disons que ta façon de parler est différente, celle de bouger, celle de penser.
Tout en parlant il me m'observait, il me fixait d'un regard proche de la gourmandise on aurait dit qu'il avait envie de me dévorer. Mon c½ur s'accéléra face à cette pensée.
Yu : Tous les autres esclaves que j'ai vus jusqu'à présent n'ont jamais eu ce genre de réflexion, qui t'a appris ?
Allen : Un sage de mon village.
Yu : Son nom ?
Allen : Ajia
Yu : Ca m'as tout l'ai d'être un grand homme.
Allen : Il l'est.
Le visage de Yu se détendit, la pression s'envola aussitôt. Je me sentais bien, j'avais presque envie de ronronner...C'est alors qu'une idée me traversa l'esprit tout comme le faisait le soleil avec la fenêtre.
Allen : Je peux vous poser une question ?
Yu : Bien sur.
Allen : Vous êtes un vampire non ? Alors pourquoi ...
Yu : Pourquoi ma fenêtre est-elle ouverte ?
Allen : Oui...
Yu : La lumière ne m'affecte pas.
Allen : Ah ?
Yu : Les vampires, les vrais ne craignent pas la lumière.
Allen : Comment ça ?
Yu : Nous sommes des êtres de la nuit, nous haïssons donc le jour mais ce n'est pas une peur, nous n'allons pas en mourir, d'ailleurs je ne la déteste pas personnellement.
Allen : Je vois, un préjugé... Toujours et encore...
Yu : ...
Yu toujours à la fenêtre vint alors près du lit, il effleura du bout des doigts la rambarde du côté des oreillers avant de s'agenouiller lentement et sans bruit vers moi. Je me retournais alors, m'asseyant au bord du lit et les mains sur mes genoux. Je regardais de nouveaux le miroir ce qui fut une grossière erreur de ma part car je le vis s'approcher de plus en plus vers moi comme un spectateur, j'assistais à ma propre histoire en quelque sorte. Ses lèvres se logèrent dans mon cou, de l'autre côté cette fois-ci et je me laissai faire. Que pouvais-je faire d'autre ? Contre toute attente il se retira et murmura d'une voix suave :
Yu : Ca te dérange n'est-ce pas ? Tu aimerais bien savoir mes faiblesses ...
Je piquais un fard, j'étais troublé tant par la gêne qu'il venait d'occasionner que par ma propre bêtise. Il n'avait pas tord, j'étais étonnement curieux avec lui... Je me relevais alors tentant ainsi de mettre une certaine distance entre nous mais il m'interpella :
Yu : Tu es bien grand...
Oups, je venais de commettre une erreur qui pour plus d'un aurait été un arrêt de mort. Je me retournais dans un mouvement saccader et rencontra alors ses yeux. Ils étaient froid comme de la glace, mon sang ne fit qu'un tour, je me rabaissais aussitôt en me mettant accroupi la tête regardant le sol. Ce n'était pas seulement mon c½ur, tout mon corps était en ébullition : Gêne, colère, surprise... Tous ces sentiments se déferlaient en moi ne me laissant qu'un arrière goût assez amer.
Allen : Pardonnez-moi, maitre.
Ses yeux s'ouvrirent en grand en m'entendant l'appeler ainsi, il sortit du lit et m'attrapa par le col. J'étais abasourdi par son geste mais ce fut encore pire après l'avoir entendu répondre :
Yu : Qu'as-tu dis ?
J'avalais difficilement ma salive et répétait ma phrase : « : Pardonnez-moi, maitre ». Il ne lui fallu pas plus de quelque seconde pour m'enlacer. Interdis, je le voyais déposer ses lèvres sur les miennes sans un mot. Je l'avais déjà embrassé une fois même celle-ci avait une toute nouvelle saveur. Je le sentis venir m'embrasser d'une passion que je ne connaissais pas et qui je devais l'avouer ne me dérangeais en aucun point. Ses mains virent caresser mes hanches d'une douceur sans égale, nos langues s'entrelaçaient déjà avant que je me rendis compte de ce que nous faisions. Mais je m'en fichais, j'avais répondu à ses attentes : Je l'avais amusé. Suffisamment pour qu'il m'emmena sur son lit et s'installa sur mon corps. Je n'étais toujours pas son kagénié cette nuit là mais il était au moin mon maitre et j'étais à lui : son domestique, son valet, son serviteur... Et j'avais décidé que je le resterais.